PROMOTION D’UN RECUEIL de nouvelles serbe « Le Moineau Rouge »

Avant de découvrir le Moineau rouge qui nous a réunis ce soir permettez-moi de remercier Balkans expression et Yasmina à qui nous devons l’initiative de cette soirée et qui en a assuré la préparation. Je veux aussi mentionner le précieux soutien trouvé auprès des services de la Maire de Villeurbanne qui ont mis cette salle à notre disposition. Il m’est ainsi possible d’avoir le grand plaisir de vous dire quelques mots sur un étonnant petit recueil de nouvelles et sur son auteure, mon épouse Nada Varnicic.
Nada était une lectrice passionnée. Alors qu’elle venait tout juste de terminer ses études de langue sa bibliothèque accueillait déjà nombre de grands auteurs serbes et français parmi lesquels elle avait une préférence pour Danilo Kis et André Gide. On y trouvait aussi bien d’autres grands noms de la littérature mondiale tels Cervantès, Borgès, Thomas Mann, Beket, Cekov. Avec le temps les ont rejoint de nouveaux auteurs: Murakami, Pamuk, Mallouf, Makiine mais aussi Bukovski et Dick Browne avec son viking Haggar.

Nourrie par tant de lectures Nada a eu envie, dans les années 90, d’écrire elle aussi. Comme sa préférence allait au théâtre, genre où s’exprime le mieux la complexité des rapports humains, j’ai été dans un premier temps surpris par son choix pour s’essayer à l’écriture. Elle a opté pour la nouvelle. Elle m’a même dit un jour qu’elle voulait que ses histoires soient les plus courtes possibles. Elle voulait obtenir des textes qui expriment le plus de choses et de sentiments possibles avec un minimum de mots. Et de fait durant près de 15 ans elle s’est tenue à ce principe. Elle n’a presque jamais abordé un nouveau texte sans être revenue de nombreuses fois sur celui qui était sur l’ouvrage. Et il lui est arrivé par la suite de revenir encore une fois sur un passage, une ligne, un mot d’un texte qu’elle avait pensé être achevé. Parallèlement d’une nouvelle à l’autre Nada a voulu proposer au lecteur des textes qui, en apparence, sont très différents les uns des autres. Mais juste en apparence car en fait il n’y a qu’un seul thème.
L’amour. Mais l’amour sous bien des aspects : amour paternel, amour amical, amour perdu, amour filial, amour ressenti pour un objet. Il en ressort qu’à la lecture de ses nouvelles qu’on ne ressent aucune répétition ni aucune longueur mais au contraire une forte originalité. Et pourtant tout le recueil est bien empreint d’une unité, l’unité que lui confèrent la sincérité et la profondeur des idées que Nada voulait exprimer dans ses textes. Il s’en suit que lorsqu’on atteint la fin d’une nouvelle on a très envie de découvrir la suivante. Mais on ne le fait pas forcément. Qu’on ait été séduit par l’ambiance fantastique, mystique ou empreinte d’humour du texte précédent, par son genre en fait une petite pièce de théâtre ou surpris par sa chute, on ne peut s’empêcher d’avoir envie de comprendre comment un si petit texte peut faire un tel effet.
Et un peu comme son auteur qui revenait souvent sur son ouvrage, on revient sur le texte, on essaie de mieux visualiser le cadre de l’action, une rue, une pièce, un café si brièvement décrits, on essaie d’extrapoler les relations entre les personnages que Nada a juste suggérées, on analyse la mécanique des mots qui amène l’étonnante chute de l’histoire. Chaque nouvelle devient ainsi matière à notre propre rêverie.
On essaie d’en recomposer les éléments, de la comprendre, de l’embrasser dans sa totalité comme un immense tableau dont on s’éloigne pour l’admirer, alors qu’il s’agit juste d’une miniature. C’est peut être un des buts visé par Nada lors qu’elle écrivait. Donner cette impression que chacun de ses textes est une œuvre visuelle. Je pense avoir connaissance de quelques éléments qui vont dans ce sens. Je pense même que Nada nous confirme dans certains textes que telle était une de ses intentions.
Peut-être que vous identifierez ces indices parmi les extraits du Moineau rouge qui seront lu ce soir. Ce dont je suis certain c’est que vous percevrez que j’aurais pu ici évoquer d’autres aspects, telle la symbolique chrétienne ou l’humour, qui font de chaque nouvelle du Moineau rouge un texte à découvrir.
Pascal Donjon







Dix ans après la mort de Nada Vraničić Donjon, dans le cadre du Palais de Traville à Villeurbanne, se réuniront amis, amateurs de littérature et compatriotes. Nous rendrons hommage à l’auteure en lisant ses proses, en récitant, et en discutant, en nous remémorant de notre enfance. La soirée sera animée par Amira Dubravac Smailovic, Pascal Donjon, Cyrille Sinisa Lohinski et Yasmina ZAABI. Accompagnés par la guitare acoustique, nous clôturerons la soirée en trinquant. Nous tenons particulièrement à remercier Monsieur Pascal Donjon qui a traduit les nouvelles de l’auteure du serbe vers le français, contribuant ainsi à l’immortalisation des histoires de Nada Vraničić Donjon dans la langue française.


Laissez-vous emporter par « Le Moineau Rouge, » une collection de nouvelles de l’auteure Nada Varničić Donjon. Cette collection vous emmènera dans un voyage inoubliable à travers différents mondes, émotions et expériences.
Chaque histoire dans « Le Moineau Rouge » possède son propre charme unique, et chaque lecteur trouvera un morceau de lui-même dans ces mots. Nada Varničić Donjon écrit avec une telle légèreté que vous serez conquis et resterez captivé de la première à la dernière page.

